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 DEIRDRE _ relic hunter

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Deirdre Sheridan
MÉCHANTADMINShe's f*cking badass.
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Féminin Nombre de messages : 1794
Age : 29
Pseudo : Anarya.
Crédits : Anarya.
Citation : “Everything lost is meant to be found.” – Lara Croft.

Passeport
Emploi: Chasseuse de reliques.
Points de vie:
85/100  (85/100)
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MessageSujet: DEIRDRE _ relic hunter   Jeu 21 Mai - 18:09



• PASSEPORT

    Nom : SHERIDAN. Le seul souvenir qui lui reste de ses parents. Lorsqu’elle vivait au Népal – et quand elle y retourne – le nom sur son passeport était Norgay.
    Prénoms : Deirdre, Cathleen, Breda. Issu de la mythologie celtique irlandaise, son prénom signifie « douleur ». Les deux derniers prénoms sont hérités de grands-tantes de sa mère. Ils ne servent qu’à remplir sa carte d’identité car bien rares sont ceux qui les connaissent.
    Surnoms : On a souvent tendance à l’interpeller par son nom de famille. Mais ses plus proches connaissances peuvent se permettre de l’appeler Dee, tout simplement.

    Âge : 33 ans.
    Date et lieu de naissance : Le 31 octobre, à Dublin.
    Nationalité : Irlandaise.



• MANUEL D’HISTOIRE

    Profession : Chasseur de reliques. Deirdre avait pourtant commencé des études universitaires en histoire. Elle s’était d’ailleurs rendue aux Etats-Unis, à l’université de Californie à San Diego (UCSD), avec son nom népalais, pour étudier et essayer d’obtenir un diplôme d’archéologie. Mais les bancs de l’école lui avaient toujours fait mal aux fesses si bien que l’irlandaise arrêta au bout de deux ans. Les cours l’ennuyaient, les profs étaient des somnifères à eux seuls et ses camarades de futurs rats de bibliothèque. Deirdre voulait de l’aventure, de véritables découvertes sur le terrain et non dans de vieux livres poussiéreux. Alors elle quitta tout et décida de tenter sa chance, en solitaire. Pour trouver ce qu’elle cherchait, elle se fiait aux légendes qu’elle connaissait, se rendait dans les endroits qu’elle visait grâce à sa débrouillardise ou aux habitants locaux qui acceptaient de l’aider, de la conduire d’un point à un autre. Mais Deirdre se rendit vite à l’évidence que ce n’était pas ainsi qu’elle obtiendrait une rentrée d’argent. Au début, elle revendait au plus offrant ce qu’elle trouvait puis, l’expérience et la reconnaissance aidant, on lui proposa des contrats. Cela fait bien dix ans que Deirdre exerce le métier de chasseuse de reliques.
    Spécialité : La jungle. La forêt. Le désert. Le domaine de prédilection de Deirdre est sans conteste celui de la solitude et de la survie. Elle a toujours considéré la nature comme son environnement à elle. Son sens de l’orientation est excellent, sa connaissance de la faune et de la flore parfaite. Cette vie d’amazone est sûrement la cause de son caractère plutôt rude et de son apparence pas forcément soignée. Au contraire, Deirdre a tendance à être un peu mal à l’aise dans les grandes villes, et notamment quand il s’agit de rencontrer des gens importants, ou d’entrer dans un musée blanc comme neige. Pour ce qui est du domaine de l’histoire et des connaissances, Deirdre est plutôt spécialisée dans les arts asiatiques, bien qu’il s’agisse plus de passion que de connaissances pures et dures. Mais ce que préfère par-dessus tout Deirdre, ce sont les temples et les villes englouties. Pour ces dernières, l’irlandaise ne peut pas prétendre en avoir découvert des masses (à dire vrai, aucune), mais elle ne désespère pas se promener un jour dans les rues d’une ville oubliée et de découvrir les traces d’un peuple disparu.
    Naissance d’une passion : Deirdre avait 12 ans. Elle était dans un monastère entre le Népal et le Tibet, situé dans les vallées himalayennes. De nombreuses semaines étaient passées depuis l’accident d’avion et plus encore pour que la petite fille soit complètement rétablie. Entre temps, elle avait appris à communiquer avec la famille Sherpa qui l’avait recueillie ainsi qu’avec les moines qui s’étaient occupés d’elle. Maintenant, elle pouvait marcher et Kritee, la jeune sherpa qui lui avait appris leur langue, lui faisait faire le tour du monastère. Celui-ci était immense et les salles de prière contenaient autant de moines que d’objets merveilleux. C’est fascinée que la petite irlandaise découvrait une nouvelle culture, une ferveur religieuse plus forte encore que la tradition catholique dans laquelle elle avait été élevée. Puis les deux filles descendirent jusqu’au village qui bordait le monastère et Deirdre y découvrit les « chorten », des reliquaires contenant les restes de religieux ou des objets sacrés, dressés à l’entrée du village. De retour au monastère, Deirdre alla trouver Lobsang, le jeune moine qui l’avait soignée, et lui posa de nombreuses questions sur ce qu’elle avait vu. Amusé, le jeune homme se fit un devoir d’y répondre et il lui fallut de nombreux jours pour faire tarir le flot de questions de la petite fille tombée du ciel. Ce fut la première fois que Deirdre s’intéressa à une civilisation qu’elle ne connaissait pas, qui la fascina, et qui lui donna l’envie d’en connaître d’autres et d’admirer leurs merveilles.
    Le véritable déclic quant à son métier d’avenir, ce fut une femme enceinte qui le provoqua. Deirdre a gardé en mémoire le visage de cette femme et sa rencontre avec elle et son mari. Le temps ne lui a pas permis de se souvenir du nom de cette aventurière – car il en fallait pour gravir la montagne à deux doigts de l’accouchement ! – mais ses paroles sont à jamais gravées dans son esprit. Aujourd’hui, Deirdre voit cette femme comme une apparition céleste car, depuis ce jour, elle ne l’a jamais revue et se demande parfois si elle n’avait pas tout simplement rêvé ou imaginé cette rencontre…

    Employeur : Von Bergen. Et Deirdre ne travaille désormais qu’exclusivement pour eux. Ils l’ont repérée il y a de ça un petit paquet d’années, quand elle avait répondu à un de leurs contrats. Elle leur avait rapporté l’objet recherché et reçu sa compensation financière, puis était repartie pour d’autres aventures et d’autres missions. Finalement, il y a trois ans, elle a décidé de se ranger définitivement dans les rangs de la famille allemande car, il ne faut pas se leurrer, ce sont eux qui payent le mieux. Il y a quelques collectionneurs particuliers qui offrent une somme parfois considérables mais ça n’arrive pas assez souvent pour ne vivre que de cela. De plus, les Von Bergen se fichent des méthodes employées tant qu’on leur rapporte ce qu’ils demandent, et ça, ce n’est pas souvent le cas avec les particuliers, qui ont également tendance à vouloir vous accompagner dans le voyage. Malgré leurs mystères, les Von Bergen tiennent leurs engagements et votre compte en banque se rempli toujours quand il le faut. Alors pourquoi aller voir ailleurs ?



• INDIANA JONES EST MON HÉROS

    Contenu de son sac à dos : Depuis qu’elle a commencé à partir à l’aventure, Deirdre a changé une bonne vingtaine de fois de sac à dos. Mais le contenu en est toujours resté le même. Il contient des cartes et un GPS, des vêtements de rechange et du nécessaire de toilette, de la nourriture et de la boisson, quelques outils de première nécessité et un couteau, des photographies soigneusement conservées dans une boîte en métal. Celles-ci représentent Deirdre et sa famille, dont une où les jumelles apparaissent côte à côté, ainsi que sa seconde famille, au Népal, dont une photo d’elle et de Kritee datant d’il y a quelques années. Bien sûr, Deirdre n’oublie pas son fidèle sac de couchage ainsi qu’un pistolet, qu’elle garde plus généralement dans sa ceinture. La solitude n’est pas toujours synonyme de sûreté…
    La machine à explorer le temps : Aussi étonnant que cela puisse paraître, Deirdre aurait aimé vivre au Moyen-âge. Elle aurait aimé vivre à l’époque d’Arthur et des chevaliers de la Table ronde. Il aurait été difficile pour une femme de se retrouver à cette table, mais la jeune femme se serait bien vue en terrible magicienne – pour peu que cela ait véritablement existé – ou en redoutable guerrière. En fait, Deirdre aurait aimé tenir une épée entre ses mains et pouvoir s’en servir car, de nos jours, il est bien impossible de le faire à moins de faire partie d’une équipe d’escrime ou de faire des jeux de rôles avec des amis dans un jardin. Et puis, l’absence de technologie, de moyens de transport aurait bien plu à Deirdre. Maintenant que tout cela est dit, un beau chevalier lui faisant la cour ne lui aurait certainement pas déplu…
    Son héros : Cela peut paraître mièvre, mais il s’agit de sa sœur, Saoirse Sheridan. Quand elle a appris que sa jumelle était toujours en vie, Deirdre n’a pu s’empêcher – à défaut d’oser la retrouver – de faire des recherches sur elle, de suivre son parcours. Au début, c’était une entreprise difficile. Mais quand Saoirse a été diplômée, les recherches via Google se firent plus fructueuses. Quand elle eut des rentrées d’argent conséquentes, Deirdre engagea un détective pour lui donner le plus d’informations possibles sur sa sœur. Très vite, elle n’en eut plus besoin, préférant lire les articles sur Saoirse et ses propres publications, visionnant les conférences disponibles sur Internet ou écoutant des interviews radio. Bref, Deirdre apprit à connaître sa sœur d’une manière peu usuelle, forgeant son admiration. La chasseuse de reliques aurait aimé devenir comme sa sœur, pouvoir faire le même parcours, susciter les mêmes critiques élogieuses et l’intérêt du public. Alors peut-être que sa vie en aurait été différente…
    Croyances : Elevée dans une famille catholique pratiquante, Deirdre est allée au catéchisme et a longtemps cru en Dieu. Ce qui ne l’empêchait pas non plus de croire aux fées et aux légendes du Petit Peuple. Quand elle allait à la campagne avec sa sœur, les deux petites filles se mettaient toujours en quête des trésors au bout des arcs-en-ciel ou des chaudrons d’or des Leprechauns. Elles ont également beaucoup joué dans les cercles de fées. Mais l’accident d’avion et la découverte d’une nouvelle culture ont totalement changé les croyances de Deirdre. Sa foi en Dieu n’est désormais plus qu’un souvenir, remplacé aujourd’hui par quelques préceptes bouddhistes. Mais Deirdre ne se cantonne pas à la seule religion asiatique, elle n’a choisit de garder que ce qui lui correspondait, ou l’intéressait. Car c’est la nature sa véritable religion. Deirdre ne trouve la paix et la sensation de plénitude que lorsqu’elle se trouve seule, dans un décor vierge de toute modernisation – ce qui est de plus en plus rare. Elle croit aux esprits, qui hantent les forêts ou les montagnes, aux choses invisibles que l’homme ne peut voir.
    Particularités : _ En plus de son anglais natal, Deirdre parle couramment le nepalî. Pour les autres langues, elle n’en connaît que les usages courant, comme pour l’espagnol, le français, le chinois et l’arabe. Elle a également quelques notions de latin, restes de ses cours à l’université, mais elle ne peut pas se vanter d’être une experte en la matière.
    _ Elle a vécu près de sept ans au Népal, où elle a été recueillie par la famille Norgay. Elle y a passé nombre des meilleurs moments de son existence et elle doit beaucoup à la famille de Kritee – et la sienne, par adoption – pour tout ce qu’ils ont fait pour elle. Deirdre retourne régulièrement, quand elle le peut, voir sa famille adoptive.
    _ Deirdre n’a jamais revu sa sœur jumelle Saoirse depuis l’accident d’avion. Elle l’avait cru morte jusqu’à ce qu’elle tombe sur un article dans les archives d’un journal irlandais sur Internet. Il relatait l’histoire de la famille Sheridan, dont la quasi-totalité des membres avait été tué. Seule Saoirse s’en était sortie vivante. Deirdre en fut soulagée mais ressentit un pincement au cœur : il y avait si longtemps qu’elles s’étaient quittées. Par lâcheté, ou par peur, Deirdre n’a jamais osé aller trouver sa sœur, qui la croit véritablement morte.
    _ Pour ses études, Deirdre a passé deux ans à San Diego, en Californie. Fraîchement débarquée de son Népal d’adoption, le choc fut rude. Elle retrouva difficilement la civilisation mais parvint à s’adapter, même si elle se sentait toujours mal au sein de cette immense ville. Deirdre n’en garde pas que des bons souvenirs et ne s’y est pas fait beaucoup d’amis. Son caractère de cochon n’a pas du aider.
    _ Inutile de parler littérature, cinéma, musique ou série télés avec Deirdre, elle n’a aucune connaissance en la matière. Elle a été coupée de toutes technologies des années durant et, même après les avoir retrouvées, elle ne s’y est jamais intéressée. De la même manière, elle ne possède pas de téléphone portable ou d’Ipod. Les seules marques de technologie chez Sheridan sont sa montre, son GPS et son pistolet.
    _ Malgré leur gémellité, grandir dans des environnements opposés a provoqué de grandes différences physiques chez les deux sœurs. Deirdre est ainsi beaucoup plus « carrée » que sa sœur, bien que ses formes ne laissent aucun doute chez les hommes. Le visage de Saoirse est plus doux là où celui de sa jumelle est rude. Par ailleurs, Saoirse est beaucoup plus présentable que Deirdre, dont la boue et la sueur font office de maquillage.
    _ Deirdre boit et fume le cigare. Elle ne refuse jamais un verre qu’on lui offre, et s’autorise un cigare quand elle est d’humeur joyeuse. Et ceci uniquement dans les tripots mal famés où il n’est pas très difficile, quand on est une femme, d’obtenir tout ce qu’on désire d’une simple œillade.
    _ Elle adore la compétition. Depuis qu’elle a décidé de tout quitter, Deirdre n’a pas arrêté de tester ses limites, forgeant son corps à l’endurance, l’équilibre, la force, les sauts et les chocs. De plus, c’est ce qu’elle apprécie dans son métier : les exploits physiques. Et pour cela, Deirdre est particulièrement redoutable.
    _ En plus de la solitude, Deirdre aime être invisible. C’est pour cela qu’elle déteste se rendre dans les villes des pays « développés », où l’on vous juge au moindre vêtement de travers. A chaque fois qu’un contrat l’amenait à se rendre en Europe, Deirdre se sentait véritablement mal à l’aise, pas à sa place parmi tous ces gens propres sur eux. Pour le coup, elle avait vraiment l’impression d’effectuer un voyage dans le temps, sauf que c’est elle qui vient du passé.



• NOTE DE BAS DE PAGE

    Avatar : Rhona Mitra. I love you

    Pseudo : Anarya. Mais vous pouvez aussi m'appeler Mrs. Butler.
    Sexe : Seulement avec mon mari.
    Comment avez-vous connu le forum ? C'est une bien longue histoire...
    Commentaires : Eh bien... je remercie le professeur Indiana Jones, qui m'a enseigné tout ce que je sais, Lara Croft pour son immense talent et ses conseils avisés, Sydney Fox pour sa disponibilité et les aventures que nous avons partagées et enfin Gerard Butler, qui incarna deux archéologues et un aventurier sexy-chocolat et qui se trouve être mon mari.

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Dernière édition par Deirdre Sheridan le Lun 29 Juin - 19:34, édité 13 fois
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Deirdre Sheridan
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MessageSujet: Re: DEIRDRE _ relic hunter   Jeu 21 Mai - 18:14

• UN JOUR DANS LA VIE…

    Citation :
    Un bourdonnement régulier, jusqu’à ce qu’un éclat la fasse sursauter. Emergeant de son rêve, Deirdre fit papillonner ses yeux, le temps de retrouver une vue plus claire. Un mouvement brusque la fit hoqueter de surprise et elle entendit sa sœur se réveiller à côté d’elle. Deirdre remit en place la ceinture de sécurité qui venait de s’enfoncer dans son ventre, lui vrillant les entrailles. La pluie battait contre les hublots et un son et lumière déchirait le ciel. Soudain, la peur la gagna et la petite fille tenta d’appeler sa mère dans la cabine de pilotage. Mais elle ne l’entendait pas. Saoirse joignit ses cris aux siens mais elles avaient l’impression d’être muettes, leurs voix étouffées par les appels d’air et l’orage. Un crac plus impressionnant que les précédents les rendirent véritablement sans voix. L’avion commença alors à piquer du nez...

    Deirdre se réveilla en sursaut, la sueur dégoulinant sur son front et sa poitrine. L’air était moite et la touffeur de la jungle colombienne s’ajoutait à la peur engendrée par son cauchemar. Deirdre s’assit dans son sac de couchage et passa une main dans ses cheveux. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait plus rêvé de l’accident, de cette chute terrible qui avait coûté la vie à ses parents et à sa sœur… Enfin, c’est ce qu’elle avait cru. Souvent, elle rêvait de sa douleur quand, les membres brisés, des Sherpas l’avaient recueillie et conduite dans le monastère le plus proche pour lui prodiguer des soins. Deirdre soupira. Elle avait vu un nombre incalculable de gens – sorciers, guérisseurs et autres shamans – pour mettre fin à ses rêves mais ils revenaient toujours et elle se réveillait chaque matin avec l’un d’eux en tête. Il faisait encore nuit dehors mais sa journée commençait, désormais.

    ***


    Les bruits de la jungle, bien que dangereux, l’apaisaient. Deirdre n’avait pas peur de croiser un jaguar ou n’importe quelle autre créature qui désirerait faire d’elle son repas. Ce qu’elle craignait le plus, c’était d’arriver trop tard, qu’un adversaire parvienne à remplir le contrat avant elle. Deirdre était à la recherche d’une statuette en or, représentant le dieu Bochica, adoré par les Chibchas, un peuple ancien qui vivait en Colombie. Ils étaient d’ailleurs à l’origine du mythe de l’Eldorado mais l’irlandaise n’était pas dans ce pays pour ça, même si découvrir la cité d’or lui aurait bien plu. Deirdre fit une pause, s’accroupit au sol et, équipée de son GPS, elle vérifia ses coordonnées et traça le chemin parcouru sur sa carte. Selon ses estimations, il ne lui restait que six kilomètres à parcourir pour atteindre le point défini par ses recherches. Avant de se remettre en route, elle enleva son sac à dos et l’ouvrit pour y prendre une bouteille d’eau. Une longue gorgée la remit d’aplomb et Deirdre se remit en marche. Encore une petite heure – peut-être plus au vu de la végétation – et elle y serait. Demain, les Von Bergen pourraient transférer un chèque sur son compte. La jeune femme sourit et s’engagea dans la jungle.

    ***


    Un seau d’eau jeté sur la tête réveilla Deirdre, qui sortit de son coma en reprenant son souffle. Il lui fallut un peu de temps pour reprendre ses esprits et se souvenir de ce qui s’était passé. Quelques heures plus tôt – à en juger par la position du soleil dans le ciel – quatre hommes lui étaient tombés dessus, armés et lui criant dessus en espagnol. Levant les bras au-dessus de sa tête, elle leur avait expliqué dans la même langue qu’elle faisait de la randonnée en solitaire. La découverte d’un pistolet dans sa ceinture avait fait pencher la balance de l’autre côté et Deirdre se souvint du coup de crosse qu’elle se prit à la tempe. Ouch ! Maintenant qu’elle y repensait, elle se rendit compte qu’elle avait mal au côté droit de son visage. La grimace qu’elle fit lui apprit également que du sang avait coulé. Deirdre commença doucement à prendre conscience qu’elle était assise par terre, contre quelque chose, les mains attachées dans le dos et les chevilles liées. Apparemment, elle était toujours en plein milieu de la jungle, à côté d’un point d’eau où les quatre hommes avaient établi une sorte de camp. Ils lui posèrent à nouveau des questions, lui demandant d’où elle venait, si elle était de la CIA, des trucs comme ça. Ne répondant pas ce qu’ils souhaitaient entendre, ils la frappèrent à nouveau et Deirdre retourna dans le noir.

    Quand elle se réveilla – d’elle-même, cette fois – le soleil commençait à se coucher. Deirdre ouvrit les yeux avec précaution et remarqua les quatre hommes un peu plus loin. Complètement engourdie, elle essaya de s’étirer et testa ses liens. Ceux à ses chevilles semblaient faciles à enlever. Pour ses mains, ce serait une autre paire de manches. Tandis qu’elle bougeait, elle sentit la chose dans son dos bouger également. Surprise, elle tourna la tête et remarqua des épaules plus larges que les siennes et une tête. Un homme était attaché à elle. Super ! Il semblait lui aussi se réveiller car ses gestes étaient mal assurés.


    « Vous parlez anglais » souffla-t-elle dans un murmure.
    « Sheridan ? »
    « Keith ? »

    Si elle avait pu, Deirdre aurait crié le nom tant elle était surprise mais elle l’avait fait sur le même ton que sa première question. Alors là, c’était le bouquet ! Elle avait été kidnappée mais, en plus, elle était attachée à Keith Dunbar, qu’elle avait semé quelques jours plus tôt à Bogota.

    « Qu’est-ce que tu fais là ? Je te croyais en prison. »
    « Désolé, ma jolie, mais c’est une longue histoire. Je serais heureux de te la raconter mais là, tu vois, je suis un peu… pris. »

    Deirdre grimaça. Il avait raison : ils étaient prisonniers et ce n’était pas le moment d’échanger quelques bons souvenirs. La jeune femme observa à nouveau leurs geôliers : deux venaient de s’en aller, probablement pour chercher du bois ou à manger, tandis que les deux autres s’affairaient autour des prémices d’un feu. Ils semblaient ne pas faire attention à eux.

    « Keith ? Je devrais pouvoir nous libérer. Alors, s’il te plaît, évite de trop bouger et de parler. Et prépare-toi à leur fondre dessus quand ce sera fait. »
    « Pas de problèmes, chérie. »

    Deirdre grommela, plutôt que de lui dire pour la énième fois d’arrêter de l’appeler ainsi. Jetant un nouveau coup d’œil à ses kidnappeurs, la chasseuse de reliques passa à l’action. Il ne lui fallut que quelques minutes pour retirer les liens de ses chevilles, qu’elle réussit à faire glisser le long de ses rangers. Deirdre ramena ses genoux vers elle pour refaire fonctionner ses articulations puis passa à la deuxième partie de son plan.

    « Tu vas peut-être avoir mal alors évite de crier. »

    Avant qu’il n’ait pu répondre, Deirdre fit passer ses mains attachées sous ses fesses, tirant par la même occasion sur les bras de son co-détenu et se releva en faisant passer une première jambe par-dessus les liens. La jeune femme était désormais dans une position délicate. Keith était toujours assis, tandis qu’elle avait les jambes de part et d’autre de la tête de l’homme, le buste penché vers le sol, ses mains étant toujours attachées à celles de Dunbar. OK, déjà une.

    « Dis donc, Dee, je… »
    « Ta gueule ! »

    Deirdre se concentrait désormais sur le nœud de ses liens et commença à le triturer, utilisant ses ongles au départ puis de la patience. Elle jetait de fréquents coups d’œil sur les deux hommes restés près du camp, espérant qu’ils n’auraient pas l’idée de regarder vers eux. Finalement, les liens cédèrent et Deirdre pu enfin se libérer. Elle se releva aussitôt, massant ses poignets endoloris, se tourna, libérant Keith de ses jambes, et s’accroupit derrière lui pour défaire ses liens, dans lesquels pendaient les siens. Quand ce fut terminé, ils se relevèrent tous les deux et savourèrent pendant quelques secondes leur liberté. Puis Keith lui donna une tape sur l’épaule.

    « On y va, ma belle. Beau boulot ! »

    Sans l’attendre, il s’engouffra dans la jungle et Deirdre le suivit. En silence, ils se dirigèrent vers les deux hommes. Keith attrapa une branche à terre, qu’il soupesa pour évaluer son poids puis, à la lisière du campement, il se jeta sur le geôlier le plus proche, fracassant son bâton sur la tête du colombien. Deirdre entendit les os craquer tandis qu’elle se précipitait sur le deuxième homme, l’envoyant rouler à terre. Elle s’accroupit au dessus de lui et l’attrapa par le col pour lui administrer un coup de tête. Il s’évanouit et Deirdre se releva, haletante. Sans s’occuper de Dunbar, elle chercha des yeux ses affaires et, une fois repérées, les gagna pour vérifier que tout son matériel était là. Ouf ! Tout était là, sauf peut-être l’argent liquide mais elle s’en fichait. Ils comptaient sûrement récupérer le reste une fois arrivés à leur véritable campement. Machinalement, Deirdre revêtit son sac à dos et garda en main sa carte et son GPS. Ayant totalement oublié la présence de Keith, elle alluma l’appareil et se concentra sur la position qu’il indiquait. Elle écarquilla les yeux de surprise.

    « Alors ? »

    La voix de Keith lui rappela son existence et elle se tourna vers lui.

    « C’est juste là, en face. »

    Deirdre montra la rive qui leur faisait face. Tous deux la regardèrent alors, tandis que la jeune femme rangeait son matériel. Ils restèrent ainsi quelques secondes, scrutant ce qu’il y avait au-delà de la rivière puis, d’un même mouvement, ils pointèrent une arme l’un sur l’autre. Deirdre le pistolet qu’elle avait récupéré, Keith l’arme qu’il avait pris sur l’un des gardes. Les yeux dans les yeux, de nouvelles secondes passèrent avant que Deirdre ne baisse son arme et la range.

    « Sans armes, mais tous les autres coups sont permis. Le premier arrivé gagne. »
    « D’accord. »

    Keith laissa tomber la mitraillette mais Deirdre s’était déjà élancée et s’enfonçait dans la rivière pour rejoindre l’autre bord. Son sac à dos la ralentissait mais elle en avait besoin – et il restait le risque que les autres colombiens reviennent. Quelques instants plus tard, elle sortait de l’eau, ses vêtements et ses cheveux ruisselants, et se mit à courir. Elle avait plusieurs avantages sur Keith, à commencer par celui qu’elle avait vu l’emplacement exact de la relique, et pas lui. Il lui faudrait donc la suivre s’il voulait connaître le chemin. Deirdre s’engouffra alors dans la jungle, sautant par-dessus les racines, oubliant de se protéger le visage contre les branches basses et les feuilles qui pouvaient la couper. Au bout de ce qui lui sembla une éternité, Deirdre parvint au temple qu’elle recherchait. Du moins, à ses ruines. Elle ralentit l’allure et s’arrêta complètement quand elle arriva à l’entrée. La chasseuse de reliques admira l’édifice brisé et passa une main sur les pierres qui marquaient l’entrée, appréciant les restes de gravures. Un sourire naquit sur ses lèvres et, jetant un coup d’œil derrière elle, Deirdre pénétra dans le temple.

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MessageSujet: Re: DEIRDRE _ relic hunter   Jeu 21 Mai - 18:17

    ***


    Les Chibchas étaient réputés moins évolués que les Aztèques ou les Incas, mais Deirdre avait pris soin de faire attention à chaque fois qu’elle entrait dans une nouvelle pièce. Moins évolués ne voulait pas forcément dire moins protecteurs, surtout pour un peuple très croyant. Après avoir descendu et monté nombre d’escaliers et exploré tout autant de salles parfois effondrées, Deirdre pénétra dans ce qu’elle décida d’appeler le « sanctuaire ». Fascinée, elle s’attarda sur les peintures murales qui avaient perdu leurs couleurs et s’arrêta sur les objets qui encombraient la pièce : vaisselle en céramique, mobilier en tout genre… Certainement des offrandes faites aux dieux. En ôtant la poussière et la végétation qui avait repris ses droits, Deirdre repéra quelques objets dans lesquels étaient incrustés des pierres précieuses. Elle attrapa ce qui devait être un peigne orné d’émeraudes et le fourra dans son sac à dos. Petite compensation personnelle. Deirdre arriva alors jusqu’à ce qui avait été l’autel. Il était encombré de dizaines d’objet et surtout de poussière. La chasseuse de reliques prit chaque objet, soufflant sur la poussière, et le jetait quand il ne correspondait pas à ce qu’elle cherchait. Elle n’avait aucun scrupule quand elle entendait la relique se briser sur le sol. Deirdre n’était là que pour la statuette en or… qu’elle trouva enfin ! Le regard brillant, elle s’appuya sur l’autel et tendit le bras vers la précieuse relique.

    « STOP ! Ne la touche pas ! »

    Deirdre arrêta son geste, et tourna simplement la tête. Keith se tenait à la porte de la pièce, le geste se joignant à ses paroles. Il semblait véritablement soucieux mais la jeune femme n’y fit pas attention. C’était encore un coup de bluff, histoire de lui voler son trésor. Le regard malicieux, Deirdre lui envoya un baiser ironique et posa sa main sur l’objet. Elle entendit une sorte de déclic et, avant de comprendre ce qui arrivait, elle bascula à l’intérieur de l’autel, qui venait de se briser et de s’enfoncer dans les entrailles de la terre. Deirdre réussit de justesse à s’accrocher d’une main au bord de la fissure. Elle tenait la statuette dans son autre main. La sueur commençait à couler le long de son épine dorsale. Elle jeta un œil vers le bas : il n’y avait que du néant. La chasseuse de reliques déglutit puis reporta son attention sur la lumière. Keith était juste au-dessus d’elle, un sourire sur les lèvres.

    « Donne-moi la statue et je te remonte. »
    « Tu me prends pour une conne ? »
    « Pourquoi tu ne veux pas me faire confiance, pour une fois ? »
    « Tu veux vraiment que je te le dise ? Rome, Abydos, Shanghai, Paris… »
    « Oui, bon, ça va. Pour Shanghai, ce n’était pas de ma faute. »
    « C’est ça. Allez, sors-moi de là, s’il te plaît, je commence à ne plus sentir mon bras… »

    Keith sembla hésiter puis, finalement, attrapa des deux mains celle de Deirdre qui s’accrochait désespérément au bord du gouffre et tira pour la remonter. Quand elle le put, la jeune femme passa une jambe par-dessus le bord et poussa pour s’extraire complètement du trou. La relique serrée dans son bras, Deirdre se retrouva à cinq centimètres du visage de Keith, qui la tenait toujours fermement. Elle sentit sa main se poser sur la tête de la statuette.

    « Je suis arrivée la première. Elle est à moi. »
    « Je viens de te sauver la vie. Tu pourrais au moins avoir la délicatesse de me remercier. »
    « Je m’en serais sortie toute seule. »
    « Vraiment ? »

    Keith ne semblait pas convaincu et, pour tout dire, Deirdre non plus. Quand elle s’était retrouvée pendue à ce gouffre, toute la fatigue et les coups qu’elle avait reçus plus tôt s’étaient fait ressentir et, si Dunbar n’avait pas été là, nul doute qu’elle aurait lâché à un moment ou un autre. Ils se fixèrent ainsi plusieurs secondes jusqu’à ce que Deirdre commence à sourire. Elle approcha son visage un peu plus et posa ses lèvres sur la commissure de celles de Keith. A ce contact, elle le sentit lâcher prise, surpris, puis, mû par ses instincts de mâle, il essaya de l’embrasser plus passionnément. C’est ce moment-là que choisit Deirdre pour lui calmer l’entrejambe. Keith étouffa un juron puis se retrouva à terre quand la jeune femme le fit basculer. Elle s’accroupit sur lui et lui offrit son plus beau sourire.

    « Désolée ‘chéri’ mais j’ai gagné. »

    Elle souriait encore quand elle lui asséna un coup avec la crosse de son pistolet. Keith allait dormir un petit moment et, quand il se réveillerait, Deirdre serait déjà loin, relique en main.

    ***


    Deirdre était confortablement installée en première classe sur le vol qui allait l’amener à Berlin où l’un des hommes de main de Von Bergen devait récupérer la statuette. Satisfaite, une première partie du virement avait déjà été effectué sur son compte, la seconde serait faite à la bonne réception de l’objet. Plus rien ne pouvait se mettre en travers de son chemin et, après une bonne coupe de champagne, Deirdre s’apprêtait à prendre un peu de repos. Mais juste avant, elle voulait vérifier une chose. Avec toute l’affabilité dont elle était capable, Deirdre demanda au jeune homme qui se trouvait à côté d’elle si elle pouvait utiliser son ordinateur pour rechercher un article. L’homme accepta, conquis par le sourire charmeur de la belle, et Deirdre rechercha sur Google le nom du journal qu’elle voulait consulter. La page d’accueil se chargea et la photo de sa sœur s’afficha, à côté d’un article qui lui était consacré. Deirdre hocha la tête puis rendit son ordinateur au jeune homme en le remerciant. Elle savait Saoirse vivante depuis longtemps et elle suivait ses recherches avec le plus grand intérêt. Les deux sœurs faisaient le même métier mais d’une manière bien différente. Et dans des camps différents. Deirdre n’avait toujours pas le courage de la revoir… Elle s’enfonça dans son fauteuil et ferma les yeux. De nouveaux cauchemars allaient sûrement venir la hanter mais c’était son quotidien. Cette journée avait été éreintante et Deirdre s’endormit comme une masse. Un journée normale dans une vie extraordinaire.

_________________
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